Mon. 7 Nov – 007 License to milk

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Petite photo de famille, où on s’est mis sur le 31 (càd on a remplacé le peignoir d’hôpital par des habits normaux).
A pretty family picture, dressed to kill (i.e. drop the traditional hospital bathrobe and put some clothes). 

(English text below)

A compter d’aujourd’hui (non, en fait ça avait déjà commencé vendredi), on est entré dans un monde parallèle où le temps n’est plus ce métronome régulier fait d’heures, de jours et de semaines tel qu’on le connaît, mais une espèce de purée informe avec quelques grumeaux de ci, de là. De temps en temps, un serveur apparaît dans la chambre avec un plateau nommé “lunch” ou “dinner”, qui nous donnent une indication de l’existence du monde parallèle, celui du métronome.

Le plateau recèle une assiette avec quelques légumes bouillis, une bouteille d’eau et quelques potiquets(*) ou sachets contenant divers liquides plus ou moins visqueux. En tant que deuxième occupant de la chambre, je n’ai pas droit à mon plateau et vais donc me ravitailler à la cantine de l’hôpital, dont j’ai eu le temps de visiter le menu de fond en comble, pour mon plus grand bonheur gastronomique.

La troisième locataire de la chambre n’a elle non plus pas droit aux légumes. Elle est au mono-regime matrilactique, ce qui est nettement plus vite écrit que fait. Naïvement, on aurait l’impression que puisque la nature fait bien les choses, et que tout un ordre animal fonctionne comme ça depuis Mathusalem, se nourrir au lait maternel, ça coule de source. Eh bien non c’est pas si simple. Mettre cette source-là en route, c’est toute une affaire qui a requis notre collaboration à tous les trois, plus une demi-douzaine de sage-femmes.

Notre principale activité de la journée consiste à collecter le colostrum, un peu comme les elfes collectent la rosée du matin, perle par perle, chaque perle plus précieuse qu’un diamant. Et aussi, question de rompre la monotonie d’une tâche qui n’est pas des plus comiques, de choisir un nom à notre princesse, prendre des photos, annoncer sa naissance au monde, etc.

Si on a brillamment réussi l’épisode des photos, le soir venu (euphémisme pour dire “à 5h du matin”), Shenaya (… on s’est aussi mis d’accord sur son prénom!) a raté son examen de “pesée du 3ème jour”, avec un résultat en-dessous de la moyenne. Grand affairement dans la midwifery, et paf, on nous l’envoie suivre des cours de rattrapage à la Nursery, au 3ème. Là, bien au chaud au milieu d’un tas d’autres bébés dans des aquariums, elle suit un cours intensif de tétée. Et nous donne l’occasion de s’offrir le grand luxe d’un lunch en tête à tête pour la première fois depuis une centaine d’heures, hors de notre chambre, sous le Soleil!

Et après qu’elle ait brillamment réussi son examen de rattrapage, on retourne dans notre chambre avec le bébé et un devoir: de gré ou de force, elle doit manger toutes les 3 heures. Tous les moyens sont bons! Et faire tourner la machine avec une cadence militaire (réveiller, changer, téter, faire burp, compléter avec un peu de biberon, refaire burp, bercer, coucher, dormir), pas le temps de traînasser parce que dans 3h c’est reparti!

(*) = des petits pots

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Au fil du temps, les potiquets et autres accessoires qui ne suscitaient pas d’intérêt immédiat furent remisés par devers nous, créant le stock de notre petit marché personnel.
Over time, the eating goodies and other accessories that didn’t call for immediate consumption were kept behind us, making the stock of our small personal market.

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Des tas de sandwiches dégoulinants de bonnes choses!
Sandwiches oozing with good things!

As of today (well in fact it had already begun on Friday), we entered a parallel world where Time is no longer this regular metronome made of hours, days and weeks as we know it, but a kind of shapeless puree with some clumps here and there. From time to time, a waiter appears in the room with a tray named “lunch” or “dinner”, which give us an indication of the existence of the parallel world, the one of the metronome.

The tray contains a plate with some boiled vegetables, a bottle of water and some plastic jars or wraps containing various liquids more or less viscous. As the second occupant of the room, I don’t get a tray and will therefore refuel at the hospital canteen, which I’ve had time to visit the menu from top to bottom, for my greatest gastronomic delight.

The third tenant of the room is also not entitled to vegetables. She is on a matrilactic-only diet, which is much easier written than done. Naïvely, one would think that since nature does things well, and that a whole animal order works on these premises from mice to whales, feeding on breast milk would be a piece of cake. Well, not that simple. That cake required the collaboration of the three of us, plus half a dozen midwives to achieve.

Our main daily activity is collecting the colostrum, much like the elves collect morning dew, pearl by pearl, each pearl as precious as a gem. And also, to break the monotony of that task, choose a name for our princess, take pictures, announce her birth to the world, and so on.

If we succeeded brilliantly in the part of taking photos, come the evening (euphemism to mean “at 5am”), Shenaya (… we also agreed on her first name!) failed her exam of “Weighing of the 3rd day”, with a below-average result. Great excitement in the midwifery, and then she’s sent to the Nursery for tuition classes. There, warm in the middle of a bunch of other babies in aquariums, she follows an intensive course of breastfeeding. Which gives us the opportunity to enjoy the great luxury of going out on a private lunch for the first time in a hundred hours, out of our room, under the Sun!

After she’s brilliantly succeeded her breastfeeding exam, we go back to our room with the baby and a homework assignment: by hook or by crook, she must eat every 3 hours. We even have the tools to make it happen! And run this routine on a militaristic schedule (wake up, change, feed, burp, top-up, burp again, rock, lie down, sleep), no time to linger because in 3h it starts all over again!

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007 – License to milk!

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Sun. 6 Nov. – Gaston, epilog(ue)

(Texte en français plus bas)

During her first day, the little one is an angel … She sleeps peacefully and overwhelms us with the charm of her pretty face, and if by chance a troubled dream wakes her up, I take her in my arms and she falls back asleep within 5 minutes. Proudly, I convince myself that I have that rare gift of calming the baby, that it seems almost too easy to be true.

Of course, it IS too easy to be true.

The idyll is only a lull, and our midwife So-Him tells us that a calm baby is no good omen, that she would rather hear her a bit louder.

At nightfall, the omen and the dark clouds materialise, and our were-princess transforms into an agitated and noisy little monster, impossible to soothe. The next day, her promising career as a punk-rock singer turns short in a few hours, as she breaks her voice to almost a whisper (it’s a sweet & sour feeling seeing one’s baby lose her voice, a strange mixture of amusement, relief and pity).

And this is the end of the story of the birth of Gaston, as it’s becoming quite clear now that we’ll need to find another name for her…

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At night: the voice of Siouxsie; In the morning: her looks (an no more voice).
La nuit: Une voix à la Siouxsie; le matin: son air de punkette (et plus de voix).

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Un ange dans ses nuages de coton
An Angel in her cotton clouds

Pendant la première journée, la petite est un ange… Elle dort paisiblement et nous inonde du charme de son joli minois, et si au hasard d’un rêve troublé elle se réveille, je la prends dans mes bras et elle se rendort dans les 5 minutes. Tout fier de moi, je me convainc que j’ai le rare don de calmer le bébé, que ça a l’air presque trop facile pour être vrai.

Bien sûr, c’EST trop facile pour être vrai.

L’idylle n’est en fait qu’une accalmie, et notre sage-femme du moment, So-Him, nous dit qu’un bébé trop calme n’est pas bon présage et qu’elle aimerait bien l’entendre un peu plus (malheureuse!).

A la nuit tombante, le présage et les nuages se matérialisent, et notre princesse-garou se transforme en un animal agité et bruyant, impossible à calmer. Le lendemain, sa carrière de chanteuse de punk-rock en herbe tourne court après quelques heures, quand elle perd sa voix au point de devenir presque muette (il y a un côté assez aigre-doux à voir son bébé perdre la voix, un étrange mélange d’amusement, de calme et de pitié).

Sur ce prend fin l’aventure de l’accouchement, et l’histoire de Gaston, puisque c’est assez clair qu’il va falloir lui trouver un autre nom dorénavant…

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Sun. 6 Nov. – Gaston, act 5

(English test below)

Cinquième acte, vers 6h, c’est le redoutable coup de théâtre: c’est pas fini! Alors que pour nous, le temps s’était suspendu, une armée de médecins en tous genres grouillent toujours dans la pièce, marmonnent quelques trucs et embarquent Shikha pour LE “Théâtre” (celui où ne se jouent pas de comédies). Dans la chambre d’accouchement qui bourdonnait de monde et d’activité à divers degrés depuis 36h, je me retrouve tout seul avec la petite princesse Gaston (il va falloir changer ce nom!…) qui roupille, et la promesse qu’on nous ramènera sa mère dans la demi-heure.
En attendant, on va aller mesurer le princesse dans toutes ses dimensions, ce qui est fait avec l’aide d’une sorte de capsule spatiale (qui heureusement ne nous l’a pas envoyée en orbite). On a donc appris, au contentement de l’infirmière et mon soulagement de ne pas voir arriver un autre bataillon de spécialistes pour inspecter/enlever notre bébé, que toutes ses mesures étaient bonnes: 48cm, 3kg, 14.5% de matière grasse et une densité de 1.04 kg/L. Gluten-free. Un peu comme si on avait pesé un gros pot de yoghourt.

Elle n’est pas née depuis 2h qu’elle a déjà réussi son premier examen!

Ensuite, de retour dans notre chambre, on attend en tête à tête la fin de la demi-heure qui réunira notre petite famille… Demi-heure qui s’éternise et qui donne cours à toute une série d’idées noires, jusqu’à ce que, deux ou trois demi-heures plus tard, un médecin apparaisse et m’annonce que tout va bien. Il faudra encore quelques autres demi-heures de plus pour qu’on nous ramène la nouvelle maman, dans les vapes et sur un lit avec des tubes dans tous les sens. Je me retrouve alors avec 2 princesses endormies, et aux anges.

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Around 6am, it isn’t over yet, and an army of doctors of all breeds kidnap my wife and roll her out to the “Theater” (believe me, not one you’ll want to see). In the delivery room, which was teeming with people and activity to varying degrees for the last 36 hours, I find myself alone with the little princess who slumbers, and the promise that her mother will be brought back in half an hour. Meanwhile, we will measure the baby in all possible ways, which is done with the help of what looks like a space capsule (fortunately it didn’t send her into orbit). So we learned, to the satisfaction of the nurse and my relief to not witness another battalion of specialists inspecting my baby, that all her measurements were good: 48cm, 3kg, 14.5% fat and a density of 1.04 Kg / L. Gluten-free. A bit as if we had weighed a big pot of yogurt.

She’s been born for not more than 2h, and she’s already passed her first exam!

Then, back in our room, we await the end of the half-hour that will bring our little family back together… Half-hour that drags on, giving rise to a whole series of dark thoughts, until a couple of half-hours later, a doctor finally appears and tells me that all is well. It will take them another few half-hours to bring back the new mother, unconscious and on a hospital bed full of props and tubes – not a pleasant sighting. I am now reunited with both my sleeping beauties, and happy.

 

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Sun. 6 Nov. – Gaston, act 4

(Texte en français plus bas)

Fourth act: it is Alisha who plays DJ now, but the time begins to drag a little and the audience feels tired. Until one routine examination later, the fateful 10 centimetres are announced. The news takes us a little by surprise: It will start soon! Unbelievable!

Indeed, around 2 am, Alisha, who in the meantime had prepared a small bassinet, heaps of towels and other utensils, gently ask Shikha to push, and again, and again.
And while under my eyes my wife turns into … I don’t know, but something completely different, with the little bassinet nearby and the nurses running around, I realise for the first time for the last 45h, that there, in this room, in a moment, there will be one more head, a baby will leave my wife and enter the world!

Shikha pushes, 1, 2, 3 again … and Alisha shows me a clump of hair, which is Gaston’s head! Pushes more (the eyes out of their orbits), and a head comes pops out from there !! One last time, and Alisha grabs Gaston by the head, pulls him and lays it on the chest of his mother, who weeps with joy, with a small detour to allow me to see this detail of his anatomy that makes Gaston a girl!

It is 4:20 am and I cut the umbilical cord, then the baby gets slowly accustomed from being “in” to “on” the belly of his mother, for his first hour in the world. All is well … and we discover each other slowly, Gaston-girl and us.

Curtain? Not so fast!

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Quatrième acte, c’est Alisha qui joue au DJ maintenant, mais le temps commence à être un peu long et l’audience est lasse. Jusqu’à ce qu’un examen de routine plus tard, les 10 centimètres fatidiques soient annoncés. La nouvelle nous prend un peu par surprise: Ca va commencer d’ici peu! Incroyable!

Et de fait, vers 2h du matin, Alisha, qui a entre temps préparé un petit berceau, des tas de serviettes et autres ustensiles demande doucement à Shikha de pousser, et encore, et encore.
Et alors que sous mes yeux ma femme se transforme en… je ne sais pas, mais quelque chose d’unique, avec le petit berceau tout près et les infirmières qui s’agitent, je réalise pour la première fois depuis 45h, que là, dans cette chambre, dans un instant, il y aura une tête de plus, un bébé va sortir de ma femme et entrer au monde!

Shikha pousse, 1, 2, 3, encore… et Alisha me montre là une touffe de poils, qui sont les cheveux de Gaston! Pousse encore (les yeux hors des orbites), et une tête sort de là!! Une dernière fois, et Alisha empoigne Gaston par la tête, le tire de là et le pose sur sa maman qui pleure de joie, non sans m’avoir au passage montré ce détail de l’anatomie qui fait de Gaston une fille!

Il est 4h20 du matin et je coupe le cordon ombilical, puis le bébé passe tout doucement de “dans” à “sur” le ventre de sa mère, pour sa première heure dans le monde. Tout est bien… et on se découvre mutuellement, Gaston(-ne) et nous.

Rideau? Pas si vite!

 

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Sat. 5 Nov. – Gaston, act 3

(English text further below)

On remise la balle, la douche, le tapis, les accessoires; le lit s’orne de perfusions, des machines prennent place à gauche à droite et la troupe s’étoffe de nouveaux acteurs: un anesthésiste, un gynéco, deux ou trois autres infirmières… Et Alice élit domicile dans notre chambre maintenant, elle joue au DJ avec la machine (un Doppler à bébé) qui berce la chambre du battement régulier du cœur de Gaston, qui sera notre bande sonore pendant les (encore longues) heures à venir. Le son d’un bébé casanier, mais content.

Une sieste plus tard (oui une des perfusions a l’effet magique de permettre de contracter tout en dormant!), Alice et quelques autres personnages dont j’ai perdu le compte font le point avec un air inquiet qui m’inquiète. Ces choses font décidément tout sauf se précipiter! Ce Gaston a l’air de se trouver à l’aise dans son sac percé et n’est pas du tout pressé d’en sortir! Mais – Boudoum boudoum! – il est toujours content!

Un autre journée s’efface sur la fin du troisième acte, et Alice s’en va, remplacée par Alisha, avec la promesse que “d’une façon ou d’une autre, ce bébé naîtra avant l’aube”.

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Put away are the ball, the shower, the carpet, the accessories; The bed gets decorated with perfusions, machines take place left and right and the troupe expands with new actors: an anesthesiologist, a gynecologist, two or three other nurses … And Alice becomes a permanent resident of our room now, she plays DJ with the machine (a baby Doppler) that lulls the room with the regular heartbeat of Gaston, which will be our soundtrack during the (still long) hours to come. The sound of a homebaby, but a happy one.

A nap later (one of the perfusions has the magic effect of allowing to contract while sleeping!), Alice and some other people I lost track of look worried as they make a routine status check, which in turn worries me too. These things are definitely gathering anything but pace! This Gaston seems to feel at home in his ruptured sac and is not at all eager to get out of there! However – “Boudoum boudoum” – he is still happy!

Another day goes by as the third act ends, and Alice takes her leave, replaced by Alisha, with the promise that “one way or another, this baby will be born before dawn.”

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Fri. 4 Nov. – Gaston, act 2

(Texte en français plus bas)

Second act, at the hospital. We are welcomed by a midwife who is as relaxed as ever (even bored) and parks us in a waiting room for hours, repeating that we would be better at home (what, another taxi ride? It’s a conspiracy, they really want Gaston to be born in a taxi!). Around midnight, a little reluctantly, she moves us to a delivery room. It’s about time, we feel it’s coming any minute now!

What follows is an agitated night spent on the bed, on the exercise ball, standing, sitting in the shower, in the bath, on the ground, counting the contractions and seeing things gathering pace endlessly. At dawn, our midwife of the night, the sweet Vicky, congratulates us on the courageous and exhausting night, and suggests that we yield to Science to finish the job. A few hours of hesitations later, at noon, Alice, our midwife of the day, sets the scene for the third act: our world narrows to the size of a bed.

Second acte, à l’hôpital. L’infirmière de service nous reçoit toujours aussi décontractée (voire ennuyée) qu’avant et nous parque dans une salle d’attente pendant des heures en répétant qu’on serait mieux à la maison (comment, encore un tour en taxi? C’est une conspiration, ils veulent vraiment que Gaston naisse dans un taxi!). Vers minuit, un peu à contre-cœur, elle nous installe dans une salle d’accouchement. Il était temps, ça va arriver d’une minute à l’autre, là!

S’en suit une nuit agitée passée sur le lit, sur la balle de gym, debout, assis, sous la douche, dans le bain, sur le sol, à compter les contractions et voir ces choses qui se précipitent sans fin. A l’aube, notre midwife de la nuit, la toute gentille Vicky, nous félicite pour la nuit courageuse et épuisante, et nous suggère de s’en remettre à la Science pour terminer le travail. Quelques heures d’hésitations plus tard, à midi, c’est Alice, notre midwife du jour, qui dresse le décor pour le troisième acte: notre monde se rétrécit à la taille d’un lit.

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Fri. 4 Nov. – Gaston, act 1

(English text further below)

Vendredi matin (J-2), une apparition liquide inattendue annonce la fin d’une époque: Shikha perd les eaux! On appelle la maternité, qui a l’air beaucoup plus relax que nous et nous dit simplement de nous pointer dans la journée, sans urgence, pour voir de quoi il en retourne. De notre côté, on a bien sûr en tête l’image de Gaston (c’est le nom temporaire qu’on a donné au bébé, ne sachant pas encore son sexe) qui naît dans le taxi.

Quelques contractions plus tard, on est en route vers l’hôpital en essayant de ne pas presser le chauffeur du taxi. On a pris toutes nos affaires, au cas où les choses se précipitent. Une fois arrivés, une midwife nous inspecte (enfin, inspecte l’une d’entre nous), pas paniquée pour un sou, et nous dit de rentrer chez nous, attendre que les choses se mettent en route sérieusement, et de repasser les voir dans 2 jours au plus tard. On a du mal à connecter notre “à tout instant” avec son “dans 2 jours”, mais on prend congé.

Etant tout le contraire de “décontracté” (en particulier toutes les 5 minutes), on est plutôt d’avis d’aller faire un petit tour dans le parc et de rester à proximité, des fois que les choses se précipitent. Quelques tours et un sandwich plus tard, le parc commence à perdre de son attrait, et on se rallie à l’avis qui nous a été donné de rentrer à la maison et attendre de voir comment ça évolue.

Une fois à la maison, on s’organise pour voir quand il sera opportun de retourner à l’hôpital (… à tout instant), on chronomètre, on compte, on installe une app qui chronomètre et compte pour nous, et qui nous signale, le soir venu, “Active Labour”. Ca y est, les choses se précipitent! On appelle l’hôpital et on tombe sur une autre midwife, toute aussi décontractée que la première, tout au contraire de nous (toutes les 3 minutes cette fois), qui nous préconise d’attendre encore un peu, prendre une douche, voir un film (par exemple un Harry Potter ou deux, ou sept)

Quelques décharges visqueuses plus tard, on ne tient plus en place, on saute dans un taxi et on arrive à l’hôpital, soulagés de ne pas y arriver à trois, avec un petit Gaston tout gluant. Fin du premier acte.

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Si vous arrivez encore à papoter et sourire, c’est qu’on n’en est pas encore là…
If you can still chat and smile, it means we’re not there yet.

Friday morning (D-2), an unexpected liquid apparition announces the end of an era: The water broke! We call the hospital, and they are much more relaxed than we are and simply tell us to show up during the day, without haste, to see what’s going on. Of course what we have in mind is the image of Gaston (this is the temporary name that we gave the baby, not knowing his/her gender) born in the taxi.

A few contractions later, we are on our way to the hospital trying not to hurry the taxi driver. We took our hospital bag, in case things gather pace. There, a midwife inspects us (well, inspects one of us), not at all in panic, and tells us to go back home, wait for things to start for real, and come back in 2 days at the latest. It is difficult to connect our “at any moment” with her “in 2 days”, but we take leave.

Being quite the opposite of relax (especially every 5 mins), we are more inclined to go for a walk in the park and stay close by, just in case things gather pace. A few laps and a sandwich later, the park slowly loses its appeal and we agree with the advice we were given to go home and wait there to see how things evolve.

At home, we get organised to see when we’ll need to head back to the hospital (… at any moment), we time, we count, we install an app that times and counts for us, which in the evening displays a red “Active Labor”. That’s it, things are gathering pace! We call the hospital and we come across another midwife, just as relaxed as the first one, quite on the contrary of us (every 3 minutes this time), who suggests to wait a bit more, take a shower, watch a movie (e.g. one or two or seven Harry Potter).

A few discharges later, we can’t take it anymore, jump in a taxi and reach the hospital, relieved not to have become 3 on the way, with a small gooey Gaston. End of the first act.

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Sun. 6 Nov. – It’s a princess!

Nous avons été enchantés d’accueillir une magnifique petite princesse dans notre famille ce dimanche (6/11/16) à 4h du matin (en avance sur le retard attendu de l’accouchement, c’est-à-dire exactement à la date prévue), après avoir proprement lessivé père, mère et une cohorte de sage-femmes.

La petite Shenaya est un adorable petit ange pendant la journée, mais dans la profondeur de la nuit peut se transformer de manière assez comique en un effrayant (et bruyant) petit monstre.

La mère et la fille se portent bien, et sont engagées dans une course serrée entre rattraper / fabriquer du manque de sommeil.

On vous tient au courant avec plus de détails dans les jours à venir sur quantumofsydney.wordpress.com

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We’ve been delighted to welcome a beautiful little princess in our family Sunday morning (6/11/16) at 4am (ahead of our expected schedule, that is, exactly on her due date), after having properly exhausted mother, father and a bunch of midwives.

The little Shenaya can be a lovely cutie sleeping beauty during the day, but come the deepest hours of the night can also turn into a rather hilarious scary (and noisy) little monster!

Mother and baby are doing well, in a tight race of catching up / depriving sleep.

Tune in for more stories in the coming days at quantumofsydney.wordpress.com

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Silence radio…

Depuis notre départ de Bangalore (et arrivée à Sydney, en 2012), mes activités blogalistiques et facebookistiques ont été plutôt maigres. Il m’a fallu un an pour trouver le nom du blog qui accueillerait nos aventures en Australie, Quantum of Sydney, après Bangaloreusement Vôtre, Octopuswiss (Zürich) et Bons baisers de Toronto. Puis je n’ai jamais surmonté le syndrome de la page blanche et le blog n’a jamais eu de deuxième article.

Jusqu’à maintenant, certains événements récents me donnant tout à coup nettement plus de matière à disserter que ces derniers 4 ans passés à Sydney.

Et donc, en quatrième vitesse, quelques clichés de Sydney:

Opera

La maison de l’Opera, habillée de graffitis digitaux

La Skyline

Vue sur la ville à partir de mon bureau, où on a une jolie vue sur la ville. En particulier les soirs d’été.

Et des alentours (les Western suburbs):img_3331

Et sans transition (oui, cette fois j’ai l’article suivant sous presse avant de fanfaronner trop vite!)….

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Happy 2014!

C’est de saison: Bonne année 2014!

Happy 2014!

Happy 2014!

Noël à Sydney: c'est pas une vie!

Noël à Sydney: c’est pas une vie!

Question de préserver l’esprit des fêtes de Noël malgré le climat de paradis tropical (voir les prédictions météo: c’est vraiment dur!), il faut faire preuve de créativité: bonhomme de neige sable, surfer sur les pistes dunes, construire un igloo en granite,… Depuis 1978, ils ont interdit les cocotiers de Noël et les ont remplacés par des vulgaires sapins suite aux plaintes du personnel d’hôpital qui recevait dans les jours précédent Noël un afflux de jambes et bras cassés (essayez pour voir de placer des guirlandes sur un cocotier) qui les empêchait de prendre congé pour aller se goinfrer de dinde aux marrons comme tout le monde. Question pères noël, ils sont arrivés dans les bagages des immigrants anglais il y a 200 ans et il y en a, ça et là suant comme des bœufs dans leurs manteaux de fourrure sous le soleil à 30°C, et les rennes ont perdu leurs bois et sautillent dans les steppes en mettant leur bébé dans la poche.

Enfin donc comme on peut le voir, les Australiens font contre mauvaise fortune bon cœur et s’efforcent de faire de Noël la belle fête de famille que l’on connaît malgré les rigueurs du climat.

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